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De la préhistoire au XXème siècle

        L’histoire de la commune remonte à l’époque préhistorique comme en témoigne la présence de plusieurs dolmens sur son territoire. Les fouloirs rupestres du quartier de la Queirier, dits aussi cuves vinaires, sont plus difficiles à dater, mais pourraient avoir été utilisées dès l’époque gallo-romaine. A cette époque-là, étaient d’ailleurs déjà exploitées, au nord de la commune, au quartier de Merzelet, des mines de fer, comme le montrent des traces de fonderies anciennes à Ailhon

En tout cas,  le nom de la commune apparaît dans un document antérieur au VIIème siècle, la Charta Vetus : une certaine dame chrétienne, Aspasie donne Vinezac à l’Eglise de Viviers.

 

Moyen-Age

 Le château sud    Au  milieu du XIIIème siècle,  cette seigneurie de Vinezac est partagée entre l’Eglise de Viviers et la seigneurie de Balazuc. Une partie est vendue en 1256 à Aymar de Julien et Pierre de Laudun, et encore divisée à la fin du XIIIème siècle entre les familles Julien et Testamelhe.

  A la fin du XIVéme, un document d’Alzias, seigneur de Joannas, approuve une délibération des Vinezacois qui s’imposent un supplément de dîmes et de fournitures pour réparation de leur muraille : nous sommes en pleine Guerre de cent ans, au moment de l’apparition de l’artillerie et du décret de Charles le sage ordonnant le renforcement de toutes les forteresses en France. A ce moment-là, Vinezac est une co-seigneurie entre les familles Alzias de Joannas, Servissas de Lachapelle, Chalendar de Chassiers. Au moment des affrontements entre les Comtes de Toulouse et les évêques de Viviers, Vinezac fait partie, avec Chassiers, Tauriers, Montréal, Brison, villages fortifiés, en hauteur, du système défensif des mines d’argent de Largentière. Cheminée sculptée dans le donjon

Au siècle suivant, les Alzias vendent Vinezac, seigneurie, château, juridiction et toutes dépendances, au seigneur de Merzelet qui devient ainsi seigneur de Vinezac. Merzelet est aujourd’hui un quartier de la commune, le plus en altitude.

En 1488, les Chalendar de la Motte, de Chassiers, deviennent les seigneurs dominants de Vinezac.

 

De la Renaissance à la Révolution

Les guerres de religion n’ont pas laissé de traces sensibles à Vinezac, si ce n’est par la mention du seigneur de Vinezac, dans un ouvrage du XVIIème siècle intitulé Commentaires du soldat du Vivarais d’un certain Pierre Marcha. Ce seigneur est Louis de Charbonnel, dont le père, Charles, s’était déjà distingué dans les guerres religieuses du siècle précédent En tout cas, les seigneurs de Vinezac, catholiques, participent en tant que tels à ces guerres. En 1573, François de Charbonnel, gouverneur de Largentière, défend la ville contre des Huguenots.

Porte de la barbacane   Les Charbonnel de Chauzon succèdent aux Chalendar de la Motte par des arrangements de famille, où ne manquèrent pas procès et réclamations. Marie de Charbonnel, dont tous les frères étaient morts à la guerre, épouse en 1644 Louis de Julien et apporte la seigneurie de Vinezac en dot. La famille Julien la gardera jusqu’à la Révolution. Le dernier des Comtes  Julien de Vinezac  Joseph-Xavier, émigre pendant la Révolution. Il revient à Largentière, où il mène une vie sans histoire et y meurt en 1814. Joseph Louis, son frère, participe très activement à la Révolution, en particulier dans l’armée de Vendée et est exécuté à Lyon en 1793.

 

 

XIXème et XXème siècles

L’époque industrielle rouvrit les mines de fer de Merzelet, exploitées dès l’époque gallo-romaine. La Compagnie d’Alès achète la concession en 1859, emploie 112 ouvriers en 1877, puis renonce en 1922 à une concession qui revient trop cher. Au XIXème et XXème siècles, Vinezac subit les fluctuations démographiques et économiques (maladies de la vigne, du ver à soie) et la déprise agricole après la deuxième guerre mondiale, comme toutes les communes environnantes. Le village paie aussi un lourd tribut de 39 morts à la guerre de 14-18.

 

 

Sources :

Notice sur Vinezac, Albin Mazon, 1897

Ardèche, terre d’Histoire : Histoire de l’Ardèche et de l’ancien Vivarais, Michel Riou, Michel Rissoan, Éditions La Fontaine de Siloé

Ces documents sont disponibles à la Bibliothèque municipale de Vinezac

www.tournemire.net/correspondance/vinezac/html